mercredi 30 avril 2014

Révolution, dis-moi ton nom !



Pour comprendre notre époque, je veux dire pour la comprendre à fond, pour la saisir à la racine, pour se faire une idée de ce qu'elle cherche vraiment dans sa farandole ininterrompue d'innovations sociétales, il faut commencer par mettre au fumier tout ce qui se tartine un peu partout sous le nom de sociologie et de psychanalyse, et soustraire à la critique des souris les auteurs antilibéraux du XIXème siècle. Prenons Mgr Gaume, et lisons quelques lignes, à propos de la Révolution Française :

"Si, arrachant son masque, vous lui demandez : qui es-tu ? Elle vous dira : Je ne suis pas ce que l’on croit. Beaucoup parlent de moi et bien peu me connaissent. Je ne suis ni le carbonarisme... ni l’émeute... ni le changement de la monarchie en république, ni la substitution d’une dynastie à une autre, ni le trouble momentané de l’ordre public. Je ne suis ni les hurlements des Jacobins, ni les fureurs de la Montagne, ni le combat des barricades, ni le pillage, ni l’incendie, ni la loi agraire, ni la guillotine, ni les noyades. Je ne suis ni Marat, ni Robespierre, ni Babeuf, ni Mazzini, ni Kossuth. Ces hommes sont mes fils, ils ne sont pas moi. Ces choses sont mes œuvres, elles ne sont pas moi. Ces hommes et ces choses sont des faits passagers et moi je suis un état permanent. Je suis la haine de tout ordre que l’homme n’a pas établi et dans lequel il n’est pas roi et Dieu tout ensemble. Je suis la proclamation des droits de l’homme sans souci des droits de Dieu. Je suis la fondation de l’état religieux et social sur la volonté de l’homme au lieu de la volonté de Dieu. Je suis Dieu détrôné et l’homme à sa place, l’homme devenant à lui-même sa fin. Voilà pourquoi je m’appelle Révolution, c’est-à-dire renversement..."


Voilà. Une cuillerée trois fois par jour pendant huit jours.

Si ça ne va pas mieux, revenez me voir.


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