mardi 15 avril 2014

The end is near



Je l'ai déjà dit, les européistes font peine à voir. Ils n'ont plus d'arguments. Longtemps, ils ont tenu les estrades avec des promesses et des procrastinations. Mais l'heure des comptes est passée. Les gens les ont faits. On a beau être con, on sent que ça brûle. Dès lors, que promettre? Plus rien, naturellement. 
Il ne reste plus qu'à faire l'inventaire. Tout mouillé, cela donne trois arguments (vérifiez, vous verrez) : 
  1. on ne fait plus la queue au poste-frontière
  2. on n'a plus besoin de changer de monnaie quand on part en vacances
  3. on ne fait plus la guerre à l'Allemagne
Maigre butin...
Absurde butin, surtout.

Reprenons.
  1. On ne saurait juger de la suppression des frontières à la seule lumière d'un avantage aussi anecdotique que la fin des files d'attente. On est gêné d'avoir à le dire. Que pensent les citoyens du caractère désormais hors de contrôle de l'immigration clandestine ?
  2. La fin des contraintes de change ne pèse pas lourd dans la balance quand on la rapporte aux conséquences dévastatrices qu'emporte l'instauration d'une monnaie unique dans une zone monétaire non optimale. Que pensent les citoyens des promesses de croissance et de plein emploi faites au moment de la mise en place de l'euro?
  3. La réconciliation franco-allemande n'a tout simplement aucun rapport avec l'Union européenne. Elle fut l'oeuvre du Général de Gaulle et de Konrad Adenauer. Si l'on cherche des raisons plus profondes, elle résulte du fait que l'Allemagne, mise à genoux en 45, effondrée sous l'immensité de ses fautes, a tout simplement perdu le goût pour longtemps de faire la guerre à ses voisins. Si un jour elle voulait refaire la guerre, aucune institution ne l'en empêcherait. Seuls des naïfs et des songe-creux, disciples d'Aristide Briand, colporteurs des illusions de la SDN, croient encore que les échanges commerciaux, les parchemins et les ronds-de-cuir gouvernent les passions nationales. Une chose est sûre : cette réconciliation n'a aucun rapport avec la perte de notre souveraineté, avec la suppression des frontières, le libre-échange, la mise en place de l'euro, la toute-puissance de la commission européenne. Cet argument est parfaitement malhonnête.
Voilà voilà, je crois qu'on a fait le tour. Les eurolâtres sont en slip.


1 commentaire:

  1. Oui cher Frédéric
    Et on pourrait ajouter que nous avons fini par nous réconcilier avec les Anglais sans avoir eu besoin de l'union européenne....
    Roger du Gard

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