samedi 18 octobre 2014

De l'art ou du cochon ?



Ce que l’on nomme depuis trente ans l’ « art contemporain », après avoir été un pur objet de spéculation intellectuelle (d’assez mauvaise qualité au demeurant) n’est désormais plus rien d’autre qu’un objet de spéculation financière

La seule analyse vraiment pertinente qu’on puisse faire de cette réalité, qui d’un point de vue artistique confine au néant pur et simple, est l’analyse économique. 

Les œuvres -qui n’en sont pas et le revendiquent d’ailleurs gravement- n’ont strictement aucun intérêt d’aucune sorte, sinon financier. Une œuvre d’art contemporain n’est pas définie par sa structure, sa beauté, sa forme, son sujet, son contenu (elles sont dépourvues de tout cela, le dogme fondamental, scrupuleusement respecté, étant que « n’importe quoi fera très bien l’affaire –anything goes ») mais uniquement par un ensemble de déterminations extrinsèques qui sont les suivantes : le nom du critique qui la fait connaître, le nom du galeriste qui l’expose, le nom de l’acquéreur majoritaire, le nom de l’artiste, qui, dès lors, devient célèbre dans le milieu, enfin, résultante du processus : sa cote monétaire

L’étude de l’art contemporain ne relève pas de l’esthétique, mais constitue plutôt une sous-branche particulièrement luxuriante de la science des bulles financières. 

Il n’y a pas meilleur exemple que l’histoire de l’ascension d’un artiste contemporain pour comprendre ce qu’est une anticipation auto-réalisatrice. Il fallut bien sûr, au commencement, quelques volontaires, quelques gogos peut-être pour amorcer la pompe. C’est l’époque mythique des fondations : les sixties. Rien d’étonnant si l’on y réfléchit, à ce que les grands collectionneurs actuels –qui ne sont pas de raffinés esthètes mais des milliardaires incultes- gèrent leurs collections, toujours mouvante, comme des portefeuilles d’actions, sans s’intéresser le moins du monde à l’allure des produits.

Le plus fascinant dans ce phénomène purement économique, qu’on pourrait décrire comme l'infrastructure matérielle du système, est qu’il conserve à son service une superstructure idéologique, constituée de critiques, d’étudiants en arts plastiques, de fonctionnaires de la culture, qui théorisent à perte de vue sur le sens, l’intérêt, la force de toutes ces œuvres qui en sont totalement dépourvues. 

Une scolastique grotesque, mâchouillée comme de la coca, continue d’embrumer le cerveau de tous ceux qui prennent encore cette ruse de Mammon pour une étape de l’Histoire de l’Art. 

On verra ainsi des agrégés de l’université se perdre en explications transcendantes sur des carottes râpées en décomposition, une vache coupée en morceaux, un étron géant, un sac poubelle éventré, un enfant sodomisant une chèvre sous la conduite de son père, un crucifix dans un bol de pisse.

Et que les choses soient claires : si vous contestez, vous êtes nazi. Si vous vous offusquez qu'on puisse répandre ainsi la laideur et la fumisterie, quand ce n'est pas le crime et la perversion, vous êtes un ennemi de l'Art. Vous n'avez pas compris qu'exposer un étron géant sur une place publique est une "manière d'interroger la place des excréments dans la vie humaine".

Dans ces conditions, il me semble que mettre toutes ces oeuvres à la benne serait une assez bonne manière d'interroger la place des détritus dans notre monde.

Non ?


1 commentaire:

  1. cet art est de la sous culture de merde pour dégénérés moraux, mentaux, et spirituels
    alain

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