mardi 7 avril 2015

Terreur

                                                         Naissance de la République

Les musulmans radicaux, auxquels on peut difficilement reprocher de ne pas imiter le Prophète (paix et bénédiction sur lui), ont pour habitude de décapiter les infidèles et de détruire les œuvres d’art étrangères à l’Islam. Les belles âmes progressistes feraient bien de se rappeler que les révolutionnaires français faisaient exactement la même chose : couper des têtes et vandaliser l’héritage historique de la France. La République, dont on nous rebat les oreilles, n’a pas d’autre fondation concrète que cela : des monceaux de crânes et des montagnes de gravas. Cette similitude n’est pas une coïncidence. Tout comme l’Islam, l’idéologie révolutionnaire veut soumettre toute réalité à la puissance d’une idée simple et absolument abstraite : l’Egalité. Au lieu d’Allah, cette figure lointaine et froide d’un Dieu-Tyran, les révolutionnaires dévouent leur vie à une idole morale. Que veut-elle cette idole ? A peu près la même chose qu’Allah : que tout ce qui ne correspond pas exactement au concept rejoigne immédiatement le néant. La réalité humaine, avec sa complexité, sa diversité, sa richesse, tout cela doit disparaître, tout cela doit s’effacer pour laisser place à la pureté de l’Idéal. Autant dire : à la paix des cimetières. C’est pourquoi la manifestation concrète de la Révolution, comme celle de l’Islam radical, c’est la destruction. Ce que les partisans de ces deux sectes démontrent, sans forcément le comprendre jusqu’au jour où eux-mêmes sont dévorés par l’Idole, c’est qu’aucune réalité ne peut tenir devant la pureté de l’abstraction qu’ils idolâtrent. Leur objet de dévotion, en réalité, c’est la mort. Car si rien de ce qui n’a la pureté de l’abstraction ne doit subsister, alors rien ne subsistera d’autre que l’abstraction elle-même, c’est-à-dire le néant pur et simple. Un grand philosophe allemand –Hegel- avait aperçu cette proximité formelle entre l’Islam et la Révolution. Voici ce qu’il écrivait : « L’abstraction dominait les Mahométans : leur but était de faire valoir le culte abstrait ; et ils y ont tendu avec le plus grand enthousiasme. Cet enthousiasme était le fanatisme, c’est-à-dire l’enthousiasme pour une idée abstraite, qui se comporte négativement à l’égard de ce qui est. Le fanatisme ne consiste essentiellement qu’à se comporter à l’égard du concret en dévastateur et en destructeur. Leur principe était ‘la religion et la terreur’, comme celui de Robespierre était ‘l’égalité et la terreur’. » (Leçons sur la philosophie de l’histoire [1837], IVème partie, ch. 2)
L’universalisme abstrait "ne peut produire ni une œuvre positive ni une opération positive; il ne lui reste que l'opération négative ; elle est seulement la furie de la destruction... L'unique œuvre et opération de la liberté universelle est donc la mort... C'est ainsi la mort la plus froide et la plus plate, sans plus de signification que de trancher une tête de chou." (Phénoménologie de l’esprit)

Les deux grands cultes idolâtriques de notre temps –l’islam d’un côté et l’égalitarisme absolu de l’autre- sont incompatibles avec la nature des choses et la vie réelle des hommes. Il est particulièrement absurde de sauter sur sa chaise en répétant que la République est le rempart contre l’Islam : elle en est au contraire le meilleur allié, puisqu’elle fait le vide chez nous, détruisant toute spiritualité comme toute solidité sociale, préparant ainsi le terrain à la religion de la mort, qui pourra régner sur un peuple d’esclaves.





2 commentaires:

  1. Je viens de finir Soumission de Houellebecq c'est très intéressant ! Vous l'avez lu ?

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  2. Oui, je l'ai lu. Très réaliste dans l'ensemble. C'est ce qui déplaît.

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