lundi 4 mai 2015


Mes rares lecteurs se demandent peut-être pourquoi je me fais moi-même si rare… C’est que je ne sais plus quoi dire. Notre époque défie le commentaire. Il n’est pas possible de se déplacer en France sans être constamment agressé par les offenses qui sont faites à l’intelligence comme à la beauté. Quant à la vie française, c’est un festival désormais permanent d’absurdités criminelles. Le simple relevé sur un mois est impressionnant :

-      Provocations sataniques à Notre-Dame : les coupables relaxés, les gardiens de la cathédrale condamnés
-      Condamnation à sept ans de prison d’un homme qui s’était défendu contre un cambriolage nocturne.
-      Autorisation du don de sang des homosexuels
-      Proposition de loi pour interdire de donner une fessée aux enfants
-      Viol et meurtre d’une petite fille par un récidiviste objet d’un arrêté d’expulsion
-      Le premier ministre affirme vouloir protéger les Juifs, mais refuse d’envisager l’arrêt de l’immigration musulmane
-      La RATP refuse d’afficher la mention « chrétiens d’Orient » au motif qu’elle ne prend pas parti dans les conflits internationaux (sic)
-      L’enseignement de la conquête islamique du bassin méditerranéen est obligatoire au collège ; l’enseignement de la chrétienté médiévale est facultatif.
-      Le délai de réflexion avant un avortement est supprimé
-      Le Gouvernement apporte son soutien à un Français condamné à mort en Indonésie pour trafic de drogue, en disant : « Tout individu a droit à la vie »
-      La Libye est à feu et à sang ; les islamistes y égorgent les chrétiens sur les plages. BHL et Sarkozy sont toujours en liberté et continuent de donner des leçons.
-      La Cour des comptes révèle que 95% des arrêtés d’expulsion de clandestins ne sont pas exécutés, et que le maintien de ces derniers sur le territoire coûte chaque année 2 milliards d’euros au contribuable.

Usque ad nauseam

De cette rhapsodie déprimante se dégage toutefois une logique, que j’ai eu l’occasion d’aborder ici et . Deux mouvements fondamentaux :

1°) le démantèlement systématique du Décalogue par l’idéologie de la liberté, qui n’est autre que la doctrine de Satan.
2°) le suicide de l’Europe occidentale, par négation de son passé historique, préférence systématique pour ses ennemis, assassinat de ses propres enfants, remplacement de sa propre population par une autre.

Les deux phénomènes sont évidemment liés. L’exécration du catholicisme, c’est-à-dire la haine de la religion qui a construit la civilisation européenne, n’est pas pour rien le cœur de l’idéologie française depuis deux cents ans. Elle est même devenue le cœur de l’idéologie européiste, qui transforme progressivement l’Europe en terrain vague, et les nations en « hôtels » (Attali dixit). Hôtels de passe. Hôtels de suicide. Le démantèlement du Décalogue explique l’apostasie généralisée en Europe, la destruction de la famille (divorce), l’aliénation consumériste (convoitise), la sidération publicitaire (mensonge), l’excroissance des appareils sociaux (vol), l’assassinat des enfants à naître (meurtre). Certains diront : mais à quoi bon ? Quel est le projet ? Je réponds : ne cherchez pas. N’essayez pas de vous rassurer. Ne vous étonnez pas non plus que tout ça n’aille nulle part et n’ait aucun sens. C’est normal, car c’est Satan qui est aux commandes. De son point de vue, tout l'intérêt du projet est précisément qu'il est absurde et sans espoir. Et n’oubliez jamais ceci : Judas s’est pendu.

Que faire ? Je serais tenté de dire : boire frais et lire l’Apocalypse.

3 commentaires:

  1. Certes certes cher Frederic mais le pire n'est il pas le ralliement de la presse pseudo conservatrice à cette pensée diabolique ?
    Le ralliement et la presse dite de gauche au culte du fric ?
    Pourquoi se méfie t on à ce point de thèses qui grosso modo auraient été celles de De Gaulle ?

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  2. Les termes "gauche" et "droite" ne renvoient plus, et depuis assez longtemps maintenant, à un clivage réel. Ce que l'on appelle "la gauche" et ce que l'on appelle "la droite", sur l'échiquier politique, sont les deux pistons d'un même moteur : l'individualisme libérale anti-naturel. Le piston gauche s'occupe surtout de la superstructure idéologique et des questions dites "sociétales", le piston droit s'occupe surtout de l'infrastructure économique. Les deux font avancer la société dans le même sens. Leur opposition n'est qu'une illusion, permettant au système d'offrir les apparences d'une alternance démocratique. Croire que nous vivons en "démocratie", voilà bien la première illusion dont il faut commencer par se défaire dans notre régime.

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  3. Oui vous avez raison mais au delà il est curieux et voir que le conservatisme moral est resté actif aux États Unis : là bas on applique la peine de mort, on critique l'avortement, on hisse le drapeau, etc .... Toutes choses exclues en France - même par le Figaro !

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