vendredi 29 avril 2016

Démocratie


Alors, Hollande ou Sarkozy ?
Valls ou Juppé ?

Sauf à opter pour la fumette, le mieux qu’on puisse faire, dans notre situation, c’est de rester lucide. Cela suppose de ne plus gober, et d’arrêter de colporter, les contes et légendes du régime actuel. Au premier rang, justement, des mythes contemporains, se dresse le totem démocratique. Je veux dire, cette affirmation toute simple, indéfiniment répétée par les élites dominantes : « Nous vivons en démocratie ». C’est tellement faux que c’en est comique. Petit rappel : on appelle « démocratie » (du grec : « pouvoir du peuple ») un régime dans lequel la majorité gouverne. « Gouverne », c’est-à-dire, décide, directement ou indirectement, des grandes orientations de l’action publique. Or, qu’en est-il ? Pour se faire une idée du caractère démocratique ou non d’un régime donné, il suffit de comparer les politiques effectivement menées avec les souhaits du peuple sur les sujets en question. Plus la proximité est grande entre les deux, plus le régime méritera d’être dit démocratique. Inversement, si les politiques menées sont non seulement éloignées mais carrément contraires aux souhaits de la majorité, on pourra légitimement tenir le régime pour non-démocratique. Vous me voyez venir. Il est évident que sur les grands sujets régaliens, comme la sécurité publique, la justice pénale, la politique migratoire, les Affaires étrangères, les politiques menées par les gouvernants (qui sont censés, d’une manière ou d’une autre, « représenter » les Français) sont contraires aux aspirations profondes de la population. Pour le vérifier, on peut consulter les enquêtes d’opinion : dans leur majorité, les citoyens français souhaiteraient une politique pénale infiniment plus stricte (ils appellent même de leurs vœux le rétablissement de la peine de mort) ; ils se prononcent massivement en faveur d’une meilleure reconnaissance de la légitime défense ; en matière migratoire, les Français estiment depuis au moins vingt ans que les pouvoirs publics laissent entrer trop d’immigrés dans le pays ; ils sont majoritairement hostiles à l’engagement des forces armées dans les opérations menées par l’OTAN (par exemple en Libye) ; s’agissant enfin de l’Union Européenne, les Français sont hostiles aux abandons de souveraineté qui ne cessent pourtant d’être consentis par leurs gouvernants. Les citoyens ont même rejeté, par la voix formelle d’un référendum, et ce en dépit d’une mobilisation totale de l’appareil de propagande, le dernier traité européen, -sans que cela n’ait eu le moindre effet puisque l'oligarchie a tout simplement décidé de tenir le résultat de cette consultation populaire pour nul et non avenu. La situation est donc extrêmement claire : la France n’est pas une démocratie. Si nous étions une démocratie, l’immigration aurait été drastiquement réduite depuis longtemps, les délinquants iraient en prison, les gens qui se défendent seraient félicités par les pouvoirs publics au lieu d’aller en prison, l’Union européenne aurait cessé sa fuite en avant depuis une dizaine d’années, la France n’aurait pas fait la guerre en Libye, etc. La seule -et misérable- objection de la caste gouvernante est de dire que nous sommes en démocratie « puisqu’il y a des élections et que l’on peut choisir entre la gauche et la droite ». Cet argument est misérable puisque la « gauche » et la « droite » mènent, sur les grands sujets que nous venons d’évoquer, exactement les mêmes politiques, contraires aux vœux des citoyens. L’alternance entre les grands partis de gouvernement est le moyen d’assurer la continuité d’une même politique tout en donnant au peuple l’illusion d’un changement régulier. En période électorale, chacun des partis ressort les vieux drapeaux pour faire croire à une différence : le candidat de "gauche" rompt quelques lances contre le « Règne de la Finance » (il s’en dira même volontiers l’ennemi personnel), tandis que le candidat de "droite" porte haut l’étendard de l’Ordre, de la Famille et de la Patrie (il se dira « l’ennemi de 68 »). Une fois élu, l’homme « de gauche » nommera ministre de l’économie un associé de chez Rothschild, tandis que l’homme « de droite », s’il est élu, abandonnera les derniers restes de souveraineté française et fera voter une loi pour vider les prisons. Il va sans dire, bien sûr, que l’homme de gauche videra aussi les prisons et que l’homme de droite sera également vendu aux intérêts étrangers ! Disons, pour résumer le tout, que la France est gouvernée, non par son peuple, mais par une caste centrale de « représentants » qui mènent des politiques inspirées par les véritables maîtres contemporains de la France : la Commission européenne, l’OTAN, les multinationales américaines, la BCE, l’OMS et quelques officines locales comme le Ministère de l’Education nationale, le Grand Orient de France et une poignée d'associations communautaristes aussi minuscules qu’influentes. Autrement dit, un mélange d’intérêts particuliers, de menées étrangères et de sectes idéologiques. Sur la cohérence de l’ensemble, je vous dirai un mot, mais pas ici. Le plus drôle, dans cette affaire, c’est que si vous protestez contre cette confiscation du pouvoir par l’oligarchie, si vous prônez la récupération de la souveraineté française et, mieux que cela, si vous parvenez, sur ce programme, à obtenir quelques bons scores électoraux, on vous accusera de mettre en danger... la démocratie. Vous avouerez qu’il y a de quoi perdre son calme.
La prochaine fois, je vous parlerai d’une autre accusation amusante dans la bouche de nos maîtres : le crime de « complotisme ».


1 commentaire:

  1. Encore une fois 100% d'accord, à une nuance près je pense que le Grand Orient n'exerce plus vraiment d'influence, en tous cas sans commune mesure avec les années mitterrand, non ?

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